La géothermie : une chance à saisir
Energie renouvelable capable de produire à la fois de la chaleur, et de l’électricité, elle offre une performance énergétique remarquable, une disponibilité permanente 24h/24.
La région Île-de-France est la première région française et européenne en termes d’exploitation de la géothermie, avec une cinquantaine de réseaux de chaleur géothermiques alimentés par la ressource profonde. Les installations franciliennes (majoritairement sur le Dogger) fournissent de la chaleur à des réseaux urbains représentant des centaines de milliers d’équivalents-logements chauffés.
4- LA GEOTHERMIE AU PECQ

Un réseau de chaleur urbain au Pecq et dans les villes voisines
Le Pecq, du point de vue géologique, se situe dans une zone potentiellement éligible à la géothermie profonde, notamment via l’aquifère du Dogger, comme nombre de projets de réseau de chaleur en Île-de-France.
Le Pecq, du point de vue géologique, se situe dans une zone potentiellement éligible à la géothermie profonde, notamment via l’aquifère du Dogger, comme nombre de projets de réseau de chaleur en Île-de-France.
La Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine a engagé des études pour développer la géothermie comme énergie renouvelable locale, notamment sur les secteurs de Marly-le-Roi, Le Pecq et Port-Marly.
Il faut passer à l'acte et devenir exemplaire en matière de transition énergétique.
Nous voulons réduire la facture énergétique des habitants.
Il faut passer à l'acte et devenir exemplaire en matière de transition énergétique.
Nous voulons réduire la facture énergétique des habitants.
UNE TRES HAUTE PERFORMANCE
Le coefficient de performance des réseaux de chaleur en Ile-de-France est égal à 20 : pour 1kWh d’énergie consommée, on obtient 20 kWh en sortie. Dans notre région la géothermie profonde correspond à 320 000 tonnes de CO2 évitées par an, autrement dit 320 000 vols Paris-New York. Le coût de production est très modéré : 69.1 € / MWh (ADEME-AMORCE 2019). Fin 2010 une installation permettant de chauffer une partie de l’aérogare et des bâtiments tertiaires a été réalisée (aquifère du Dogger à 1 800 m).
COMMENT CA MARCHE
Le puits de captage pompe l’eau dans les aquifères profonds (800 à 4 000 m) et le puits de réinjection restitue l’eau pompée après production de chaleur. Ils constituent le doublet. L’échangeur de chaleur transmet l’énergie du fluide géothermal (en général eaux salées de l’aquifère) au réseau de chaleur de surface. Il est souvent constitué de plaques de faibles épaisseurs, par exemple en titane. Entre les plaques circulent alternativement le fluide géothermal et l’eau du réseau de chaleur. La durée globale de la phase chantier est de 2 ans avant la mise en service. La durée de vie des équipements de forage et d’environ 30 ans. Les puits en fin de vie sont bouchés avec du ciment pour garantir la stabilité du sous-sol et l’imperméabilité au niveau des éventuelles nappes d’eau traversées. Les pompes d’extraction de l’eau géothermale et de réinjection sont changées tous les 3 à 5 ans.
COMMENT CA MARCHE
Le puits de captage pompe l’eau dans les aquifères profonds (800 à 4 000 m) et le puits de réinjection restitue l’eau pompée après production de chaleur. Ils constituent le doublet. L’échangeur de chaleur transmet l’énergie du fluide géothermal (en général eaux salées de l’aquifère) au réseau de chaleur de surface. Il est souvent constitué de plaques de faibles épaisseurs, par exemple en titane. Entre les plaques circulent alternativement le fluide géothermal et l’eau du réseau de chaleur. La durée globale de la phase chantier est de 2 ans avant la mise en service. La durée de vie des équipements de forage et d’environ 30 ans. Les puits en fin de vie sont bouchés avec du ciment pour garantir la stabilité du sous-sol et l’imperméabilité au niveau des éventuelles nappes d’eau traversées. Les pompes d’extraction de l’eau géothermale et de réinjection sont changées tous les 3 à 5 ans.
La géothermie doit être confiée à une régie publique et non une société privée
La géothermie peut être exploitée soit en délégation, soit en régie directe.
La régie publique garantit à la collectivité une maîtrise complète du service, depuis l’investissement jusqu’à l’exploitation, en passant par la fixation des tarifs et la qualité du service rendu aux usagers. La régie directe permet un contrôle total sur les orientations stratégiques, la transparence financière et l’affectation des bénéfices exclusivement au service public, sans recherche de profit privé. Elle offre également une capacité d’adaptation aux besoins locaux et une meilleure protection des usagers face aux hausses de prix de l’énergie. Là où la délégation introduit une logique contractuelle dépendante d’intérêts privés, la régie directe affirme un choix politique fort en faveur d’une énergie maîtrisée, publique, durable et au service exclusif de l’intérêt général.
En novembre 2025, Sartrouville, dont le maire est président de la Communauté d'agglomération, a annoncé une mise en service dans sa ville, dans le quartier du plateau, en 2028 et Sartrouville va délégué le projet à une entreprise privée.
La géothermie peut être exploitée soit en délégation, soit en régie directe.
La régie publique garantit à la collectivité une maîtrise complète du service, depuis l’investissement jusqu’à l’exploitation, en passant par la fixation des tarifs et la qualité du service rendu aux usagers. La régie directe permet un contrôle total sur les orientations stratégiques, la transparence financière et l’affectation des bénéfices exclusivement au service public, sans recherche de profit privé. Elle offre également une capacité d’adaptation aux besoins locaux et une meilleure protection des usagers face aux hausses de prix de l’énergie. Là où la délégation introduit une logique contractuelle dépendante d’intérêts privés, la régie directe affirme un choix politique fort en faveur d’une énergie maîtrisée, publique, durable et au service exclusif de l’intérêt général.
En novembre 2025, Sartrouville, dont le maire est président de la Communauté d'agglomération, a annoncé une mise en service dans sa ville, dans le quartier du plateau, en 2028 et Sartrouville va délégué le projet à une entreprise privée.

Les aides financières
Le Fond Chaleur de l'ADEME
- en moyenne environ 8 millions d’euros pour la seule installation de production géothermique (forages, pompes, équipements),
- et jusqu’à environ 16 millions d’euros lorsqu’on intègre la distribution de chaleur via le réseau urbain.
Grâce à ce soutien massif de l’État, la géothermie profonde devient une solution économiquement accessible pour les collectivités, sans faire peser l’investissement sur les habitants.
Prise en charge des études préalables et schémas directeurs
La Région peut cofinancer les études préliminaires, diagnostics et schémas directeurs de réseaux de chaleur et de froid renouvelables, indispensables avant la décision d’investissement :
Subvention des installations géothermiques profondes
Pour l’installation ou le déploiement d’un doublet géothermique profond et des équipements associés (forages, pompes, échangeurs, etc.) destinés à produire de la chaleur renouvelable :
Soutien aux réseaux de chaleur associés
La Région finance également la création ou l’extension de réseaux de chaleur alimentés majoritairement par des énergies renouvelables et de récupération (ENR&R), complétant l’aide destinée aux seuls forages. Dans ce cadre :
La Région peut cofinancer les études préliminaires, diagnostics et schémas directeurs de réseaux de chaleur et de froid renouvelables, indispensables avant la décision d’investissement :
- Jusqu’à 50 % du montant TTC des études éligibles ;
- Plafond d’aide : 50 000 € par étude.
Subvention des installations géothermiques profondes
Pour l’installation ou le déploiement d’un doublet géothermique profond et des équipements associés (forages, pompes, échangeurs, etc.) destinés à produire de la chaleur renouvelable :
- Taux d’aide régional : jusqu’à 30 % du coût total éligible des travaux ;
- Plafond spécifique pour géothermie profonde : jusqu’à 3 millions d’euros de subvention.
Soutien aux réseaux de chaleur associés
La Région finance également la création ou l’extension de réseaux de chaleur alimentés majoritairement par des énergies renouvelables et de récupération (ENR&R), complétant l’aide destinée aux seuls forages. Dans ce cadre :
- Jusqu’à 30 % du coût des infrastructures de réseau de chaleur éligibles, avec un plafond global d’aide de 2 millions d’euros applicable à ces opérations.
