7- Les mobilités douces
- Le Réseau Express Vélo – Rêve (33 km) qui formera l’armature du réseau cyclable pour les trajets du quotidien vers les pôles d’emplois majeurs d’Île-de-France.
- Un réseau complémentaire (29 km) qui permettra principalement l’accessibilité aux gares et stations, ainsi qu’aux principales polarités de l’agglomération (établissements scolaires, commerces, etc.).
- Un troisième réseau à vocation Touristique (28 km) permettant d’assurer la continuité des aménagements sur les berges de Seine pour favoriser l’accès à certains sites touristiques et aux forêts.
80 km d'itinéraires cyclables
Toutes les gares et stations de tramway équipées en stationnement Véligo
20 stations de gonflage et réparation vélo
Des comptages vélos annuels
Des campagnes de marquage vélo tout au long de l'année
Il ne faut pas confondre "piste cyclable" aménagement qui met en sécurité le cycliste, et "itinéraire cyclable" qui peut se réduire à un marquage au sol, l'aménagement pot de peinture.
- L’article R.110-2 du code de la route défini clairement une piste cyclable: " chaussée exclusivement réservée aux cycles à deux ou trois roues, aux cyclomobiles légers et aux engins de déplacement personnel motorisés."
- L'article R.228-2 du code de l'environnement définit un aménagement cyclable : A l'occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l'exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d'aménagements prenant la forme de pistes, de bandes cyclables, de voies vertes, de zones de rencontre ou, pour les chaussées à sens unique à une seule file, de marquages au sol, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.
La carte du réseau cyclable structurant du plan vélo 2019 - 2026 était prometteuse (p7)

Des espoirs déçus et la carte indiquant les réalisations permettant de comparer avec la carte initiale n'est toujours pas publiée :
Il nous a été indiqué que "16.4 km d'aménagements cyclables en agglomération et 71 km d'itinéraires forestiers ont été réalisés".
Le projet de boucle à vélo en forêt de St Germain ne saurait faire 71 km et en revanche le REV, les aménagements cyclables complémentaires avec accès au gare, les liaisons touristiques et les projets en cours de réalisation en 2019 ne font pas 16.4 km.
Les 71 km d'itinéraires forestiers semblent compter le balisage effectué par l'ONF, hors plan vélo.
Est-ce que l'on doit comprendre que 16.4 km ont été réalisés sur les 80 prévus, soit 20% ?
Nous avons demandé la mise à jour de la carte du réseau cyclable structurant (et comme dans le plan vélo celle du REV, des itinéraires touristiques et autres).
Il nous semble que le service de l'agglomération en charge du Plan Vélo compte un nombre insuffisant d'agents pour permettre sa réalisation.
Jacques, l'un de nos cyclistes nous explique :
L'avenue Charles de Gaulle : exemple d'un "non-aménagement"
Le plan vélo de l'agglo s'engageait pourtant à faciliter les déplacements des cyclistes avec la généralisation du cédez-le-passage cycliste :
" Le code de la route permet aujourd’hui d’instaurer des cédez-le-passage cyclistes aux carrefours pour les mouvements de tourne-à-droite, tout droit et de tourne-à-gauche afin de faciliter la circulation des cyclistes. Moyennant la mise en place de la signalisation adaptée, il permet aux cyclistes de franchir le feu rouge sans marquer l’arrêt sous réserve de céder le passage à tous les usagers, en particulier les piétons, bénéficiant du feu « vert ». Le feu rouge devient un cédez-le-passage pour les cyclistes pour la ou les directions indiquée(s). La Communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine s’engage à soutenir financièrement les communes pour la mise en place de ce dispositif".

Le plan vélo prévoyait indiquait clairement page 15 : Les accès au pont seront également aménagés. Pour accéder à l'aménagement cyclable du pont du Pecq, il faut barrer la rue du Progrès pour soulever son vélo et monter sur le trottoir.


Le RER V, comme Vélo
En-tête

Et si Le Pecq se dotait d’un nouvel équipement simple, utile et porteur de sens pour l’avenir de notre ville?
Nous proposons d’étudier la construction d’un pont piéton et cycliste reliant le chemin de halage du Pecq au quai du 8 mai 1945, un ouvrage qui s’inscrirait dans une dynamique locale et régionale croissante en faveur des mobilités douces. Cette passerelle serait pensée dès sa conception comme un ouvrage accessible à toutes et tous, avec notamment l’installation d’un ascenseur ou d’un dispositif équivalent, permettant l’accès aux personnes à mobilité réduite, aux personnes âgées, aux parents avec poussettes et aux cyclistes. Des exemples concrets tout proches Ce projet n’est pas une idée isolée : il s’inspire de réalisations et d’initiatives déjà concrétisées ou en cours autour de nous.
- Au Port-Marly, une passerelle piétonne et cycliste bien intégrée a transformé les circulations locales : elle relie les berges, facilite les trajets doux et est devenue un aménagement apprécié des riverains, des sportifs et des promeneurs. C’est une référence immédiate pour imaginer ce que pourrait être une infrastructure similaire au Pecq, adaptée à notre contexte urbain et fluvial.
- À Poissy, une grande passerelle piétonne et cyclable est en cours de réalisation pour reconnecter les deux rives de la Seine et encourager les mobilités actives. Ce chantier montre que ces projets sont réalisables, attendus par les habitants et porteurs de bénéfices concrets pour l’attractivité d’une commune.
Ces deux exemples, l’un fonctionnel et utilisé à proximité immédiate, l’autre en développement dans un territoire proche, renforcent la pertinence de notre proposition pour Le Pecq. Un projet au service du quotidien des habitants Aujourd’hui, les déplacements entre les berges de Seine, les quartiers résidentiels et les équipements sportifs ou scolaires peuvent être longs, peu pratiques, voire décourageants sans voiture.
Une passerelle dédiée aux piétons et aux cyclistes, entièrement accessible, permettrait de raccourcir les trajets, de sécuriser les déplacements et de faciliter la vie quotidienne de nombreux riverains. Pour les familles et les élèves des écoles du Pecq, ce nouvel axe doux offrirait un accès plus direct et plus sûr aux gymnases et infrastructures sportives, sans avoir à emprunter des axes routiers très fréquentés. C’est un levier concret pour encourager l’autonomie des jeunes et limiter les déplacements motorisés. Une ville inclusive, solidaire et accessible L’ajout d’un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite est un élément central de ce projet.
Il traduit une vision claire : celle d’une ville inclusive, qui garantit à chacun le droit de se déplacer librement et dignement dans l’espace public. Personnes en situation de handicap, seniors, blessés temporaires, familles avec enfants en bas âge : cette passerelle serait un véritable lien urbain pour tous, sans rupture d’accessibilité. Moins de pollution, plus de mobilité douce À l’heure de l’urgence climatique et de la nécessaire réduction de la pollution locale, ce projet s’inscrit pleinement dans une politique ambitieuse de mobilités douces.
Encourager la marche et le vélo, c’est réduire l’usage de la voiture pour les trajets courts, diminuer les nuisances sonores et améliorer la qualité de l’air au Pecq. Cette passerelle serait idéale pour : · les promeneurs le long des berges de Seine, · les cyclistes du quotidien, · les sportifs (coureurs, marcheurs, amateurs de vélo), · et toutes celles et ceux qui souhaitent se déplacer autrement, dans un cadre agréable et apaisé. Un projet fédérateur et valorisant pour Le Pecq Loin d’être un ouvrage purement fonctionnel, cette passerelle pourrait devenir un élément emblématique de notre ville, valorisant les bords de Seine et renforçant l’attractivité du Pecq.
Conçue avec soin, elle s’intégrerait harmonieusement dans le paysage, tout en respectant l’environnement et les usages existants. Ce projet mérite d’être étudié en concertation avec les habitants, les associations, les usagers et les acteurs du handicap. Il ne s’agit pas d’imposer, mais de co-construire une solution répondant aux besoins réels du territoire. Pour un Pecq plus solidaire, plus accessible, plus durable Cette passerelle piétonne et cycliste, dotée d’un ascenseur et pensée pour l’accessibilité universelle, incarne pleinement notre vision : un Pecq écosolidaire, plus juste, plus respirable, plus accueillant, qui facilite les déplacements de tous, soutient la pratique sportive et améliore le quotidien des familles. Nous appelons à ouvrir le débat et à engager une réflexion sérieuse sur ce projet d’avenir, au bénéfice des générations présentes et futures.

Passerelle du Port Marly
L'ascenseur du Port Marly comme les ascenseurs de nombreuses passerelles est souvent en panne. Nous proposons donc, en plus de cet ascenseur obligatoire (ce que nous approuvons) pour les Personnes à Mobilités réduites, qu'il soit possible d'accéder à la passerelle par une rampe utilisable par les fauteuils roulants, comme les poussettes, les vélos, les valises.
La ville passante ( David Mangin ) et la ville du quart d'heure ( Carlos Moreno )
Ce modèle promeut des cheminements plus directs et continus, en particulier pour les piétons et les cyclistes, en multipliant les traversées et les connexions fines. Certaines opérations, comme le principe d’îlots ouverts mis en œuvre à la Lyon Confluence, illustrent cette logique en permettant de circuler à l’intérieur des îlots, à l’écart des flux automobiles. Dans La Ville franchisée, Mangin critique la multiplication d’enclaves urbaines privées ou semi-privées (centres commerciaux, résidences fermées, parcs d’activités) et la réduction des espaces publics réellement accessibles à tous.
Face à cette fragmentation, la ville passante propose un modèle urbain ouvert, continu et partagé, où l’espace est restitué aux citoyens. Poursuivre l’étalement automobile, au prix de coûts énergétiques et spatiaux croissants, ou engager des transformations profondes en faveur des mobilités douces, plus vertueuses mais complexes à mettre en œuvre, voici le choix auquel nous sommes confrontés.
