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11- POUR LA DEMASCULINISATION DES             NOMS DES RUES

Au Pecq, sur 32 rues et avenues portant le nom d'une personne, une seule porte le nom d'une femme !
Et encore, elle la partage avec son mari : l'avenue Pierre et Marie Curie (on remarquera d’ailleurs qu’il ne s’agit pas de la rue « Marie et Pierre Curie »).
La toponymie n’est jamais neutre : elle véhicule des valeurs, des mémoires et des priorités, tout en rendant invisibles d’autres réalités. Le rôle de repérage des noms de rue, tellement intériorisé dans nos pratiques quotidiennes, nous fait presque oublier les enjeux cruciaux dont ils sont pourtant porteurs.


Nous en analysons deux principaux.

  • D’abord, les noms de rue ont une valeur commémorative et historique. La faible représentation des femmes dans la toponymie est à la fois la cause et le symptôme de l’invisibilisation de leur rôle dans l’Histoire, mais aussi dans notre société actuelle.


  • Ensuite, l’effacement des femmes dans les noms de rue contribue à faire croire, aussi bien aux femmes qu’aux hommes, que l’espace public ne leur est pas destiné. Il participe ainsi à confiner leur place au domaine privé, là où elles continuent de subir la majorité des violences.

Enfin, nous déplorons que certaines rues, comme l’avenue du Président Wilson (suprémaciste blanc, qui considérait la ségrégation raciale comme « naturelle »), continuent d’exister.
Remplacer cette avenue par une avenue Rosa Parks ou Claudette Colvin permettrait de rendre justice à celles qui ont bravé l’injustice et ouvert la voie à l’égalité, offrant à tous.tes des modèles de courages, de résilience et de dignité dont nous gagnerons collectivement à nous inspirer en ces temps où le fascisme renaît de manière inquiétante.


Nous proposons :

Christine de Pizan, née en 1634 est une philosophe, chroniqueuse et poétesse, célèbre pour ses écrits rédigés en français. Figure majeure de la littérature médiévale, elle a terminé sa vie vers 1430  monastère de Poissy. Elle est aujourd’hui considérée comme la première femme de lettres de langue française ayant réellement vécu de sa plume. Son érudition la distingue nettement des écrivains de son époque. Veuve et sans ressources, elle dut gagner sa vie par l’écriture, faisant de son parcours un exemple précoce d’indépendance intellectuelle et de courage.




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